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Barbara Barthet, reine du France Tirs 2019
le 08-04-2019
par Rédaction Sport-boules
Barbara Barthet encore au centre du podium, ici celui du tir progressif avec Mélanie Fabry et Eva Revollon (DR)

C’est bien évidemment le formidable triplé de Barbara Barthet qui a marqué ce France-Tirs 2019. Il était difficile de faire mieux, mais la reine Barbara l’a quand même fait, en mettant en guise de cerise sur le gâteau un record du monde du tir progressif (45/47 lors de son second passage samedi).

Gérer chaque minute

Elle-même n’en revenait pas. Pourtant habituée à la gagne, elle n’avait pas osé imaginer pareille récolte d’or. « J’aurais signé des deux mains si on me l’avait prédit. Mais ce ne sont pas des choses qui se programment ».
Avec trois finales au programme de sa journée de dimanche, il lui a fallu gérer chaque minute. Et ne pas s’éparpiller dans les émotions. Pourtant, l’une des plus fortes a été la première avec la victoire en relais e, compagnie de Mélanie Fabry.

Trois records du monde

« C’est vrai qu’on aime partager dans notre discipline, et avec Mélanie on n’a pas l’occasion d’être en relais ensemble souvent. Oui, cela a été un moment formidable, car il est différent. Les titres individuels sont la récompense du travail, celui en double c’est autre chose ».
Barbara Barthet a en tout cas une fois encore réussi à faire parler du sport-boules au féminin, mais elle n’était pas seule à cet effort de promotion. Sesilia Mailehakio a dû se contenter de la médaille d’argent du tir de précision, parce que Barbara a donc fait main basse sur toutes les épreuves, mais la sociétaire de Curie a aussi battu un record du monde, avec une fiche de 32 en demi-finale.
La veille, Jennifer Gomez avait égalé ce record alors à 30 et déjà codétenu par Corinne Maugiron et Sesilia Mailehako. Les femmes se sont donc mobilisées pour faire le spectacle et rappeler le rang qu’elles occupent au sommet de la hiérarchie mondiale.

Guillaume Abelfo, Alexandre Chirat et Frédéric Marsens dans une nouvelle version de trois hommes et un couffin (DR)

Chirat-Abelfo, duel avec prolongation

Au tir progressif masculin, Alexandre Chirat et Guillaume Abelfo ont joué les prolongations dans un duel débuté en relais. Le Balarucois avait remporté cette première manche avec Clément Sève, sur une touche décisive à la dernière seconde, laissant le duo Chirat-Marsens en proie à une immense et visible déception.
La finale du tir progressif venait rappeler ce scénario, avec un démarrage en trombe de Chirat, qui ne déstabilisait pas Abelfo dans son approche. Le Balarucois gardait sa sérénité pour remonter et se voyait même proposer à 30 secondes du terme une avance de deux boules. « J’ai eu ma chance, mais je suis sorti de ma bulle en voyant que j’étais devant. Ensuite en épreuve d’appui, je n’ai pas pu rivaliser ».
Car comme si le programme du France Tirs n’était pas assez dense, les deux hommes ont donc dû passer par 2'30’’ supplémentaires pour se départager, Chirat ayant arraché l’égalité. Le physique du Villibadois a fait la différence.
« Il faut être prêt à tout. Guillaume m’a fait douter mais j’ai réussi à accrocher cette épreuve d’appui. Ce titre me tient évidemment à cœur. Le relais aussi, c’est vrai que cela a été une grosse déception de ne pas pouvoir partager avec Frédéric et Sébastien. Les programmes sont denses, on avait donc réparti les efforts sur trois au relais ».

Correia avait mis tous les atouts de son côté

On sait qu’au tir de précision, il est difficile de montrer une forme de régularité dans les scores, mais Abilio Correia a réussi à le faire avec des fiches à 22 et 15 en phase éliminatoire, 22 en demi-finale et 17 en finale. Il avait bien préparé son affaire en s’étant spécialement entrainé pour s’habituer aux horaires matinaux.
« C’est mon premier titre de champion de France après trois finales perdues. J’ai essayé de mettre un maximum d’atouts de mon côté » dit-il. La première phase a laissé Romain Garcia, Sébastien Grail et Sébastien Belay sur le bord du chemin, et aurait pu être fatale à Didier Sage, à cause d’une douleur à l’épaule dont le kiné fédéral, Jean-Claude Lair, est venu à bout, permettant au Rhodanien de défendre jusqu’au bout ses chances, pour décrocher la médaille d’argent.



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