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André Grando : "la médaille d'or de la FFSB, une fierté"
le 29-01-2015
par Fabien Amar
En marge de la troisième étape du Super 16 à Fontaine, Irène et André Grando se sont vus décernés la médaille d'or de la Fédération Française du Sport Boules, récompensant quarante années au service de la discipline. André Grando, président de la Boule Curie Fontaine, revient sur ce week-end forcément particulier.



Quel bilan tires tu du Super 16 à Fontaine ?
C'est une compétition extraordinaire, qui peut faire découvrir ou avancer les boules. Ce genre de concours ne peut apporter que du bien aux boules. Au début où l'on m'a dit :"on va faire un Super 16", j'ai répondu "attention les gars, on a un budget limité et on attaque dans tous les sens, il faut faire attention".
Après avoir discuté avec certains sponsors, on a décidé qu'on pouvait faire ce Super 16, je ne le regrette pas !

Franchement, j'ai été emballé par l'équipe que Cédric Bermond a mis en place. Il faut le dire : ce n'est pas Dédé Grando qui a fait cela, c'est Cédric Bermond qui a tout mis en place.
Moi, j'ai donné la main avant le Super 16, comme tous les autres bénévoles. Je pense qu'il a réussi son contenu car tout le monde était content de l'organisation. Je remercie toute l'équipe qui a travaillé car c'est un plus pour la Boule Curie.

Comment as tu vécu la remise de la médaille d'or de la FFSB avec Irène ?
Je suis resté estomaqué ! Je ne pouvais pas imaginer un truc comme cela. Quand à midi, ils m'ont dit : tu vas là bas, que j'ai vu ma fille et tout le monde, j'ai compris qu'il y avait anguille sous roche ! Je vois mon épouse qui se met à pleurer, là je comprends. C'est typique de Cédric : il aime bien organiser et faire des surprises ! Il nous en a fait une belle là !



C'est une gentillesse de sa part, c'est un gamin que j'ai vu naître dans les boules, qui m'a apporté que des belles choses, c'est un gosse merveilleux, car pour moi, c'est toujours mon gamin !

Sur la médaille, c'est une fierté, cela récompense tous les efforts que l'on a fait pendant toute une vie. Quand on voit que c'est Philippe Coquet, un gars qui nous a vu naître dans l'école de boules, aujourd'hui président, qui nous la remet, la boucle est bouclée !
On était ensemble quand il était président à Eybens. C'est comme cela qu'on a monté notre école de boules avec l'exemple d'Eybens comme voisin.

Quand tu regardes dans le rétroviseur sur ces trente cinq années passées ?
Il y a plusieurs souvenirs qui reviennent, mais j'en ai un inoubliable, ce sont les 24 heures de Côte Chaude à Saint-Etienne. On ne connaissait pas du tout, c'était un concours où ils y avaient des premières divisions, des nationaux. On a gagné le concours ! Je me souviens, j'étais allé là bas avec ma caravane, nos épouses nous soutenaient !
C'était un concours en double mais on jouait à quatre. Je me souviens avoir gagné 19 parties, on a battu le record de l'épreuve alors qu'on ne connaissait pas le système, c'est inoubliable.

As tu un regret dans ta carrière ?

Pas du tout ! J'ai commencé les boules à 13 ans et demi, puis j'ai repris à jouer en cadet. J'ai été champion de France en FSGT à Vaise en gagnant en cadet / junior sur la base d'un 64 quadrettes en 1956. J'ai eu la chance de jouer avec des gens qui étaient très forts. En revenant de l'armée, je me suis marié et j'ai arrêté les boules, pour reprendre quelques années plus tard. On m'a demandé si je voulais rentrer au bureau : j'ai dit oui si on part sur trois idées : une école de boules, accueillir nos dames, agrandir le club.
L'aventure a démarré une année après, avec notamment la construction du  club, que nous nous sommes débrouillés pour financer.
Si tu me demandes : "es-tu content de ce que tu as fait dans ta vie de bouliste" ? Je te dis oui, car j'ai toujours joué par amitié. J'ai joué pendant 23 ans avec les mêmes joueurs, dont mon ami Lucien Smaniotto.


Equipe Grando 2014/2015

J'ai eu la chance l'année dernière d'arriver au sommet en jouant en Elite, même si on est pas encore au top, si on redescend, cela ne sera que d'une marche. Et puis en club, c'est une vrai satisfaction, on a réussi à tirer notre épingle du jeu avec nos valeurs, tu connais les titres que l'on a eu,

Comment vois tu l'avenir de Fontaine ?
J'ai 78 ans, Philippe Coquet a évoqué mon souhait de passer la main. Je souhaite le faire à quelqu'un qui connaisse tous les rouages des boules et du club. Dans ce cas, je ne m'inquièterai pas de l'avenir de Fontaine, il sera forcément doré.

En savoir plus

Revivre la remise de la médaille d'or de la FFSB sur Dailymotion.

Relire l'interview d'Irène Grando sur ffsb.fr

L'histoire et le palmarès de la Boule Curie Fontaine à partir de ce lien.

Photos : Eric Louat, Boules Curie Fontaine

Christophe Campiglia



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